SAVANE ECHO
Le souffle vivant de la culture africaine
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Quand s’éteindra Internet, qui serons-nous ?

l fut un temps où l’homme cherchait le silence pour réfléchir. Aujourd’hui, beaucoup redoutent la moindre coupure de réseau. Internet est devenu notre bibliothèque, notre place publique, notre distraction et parfois même notre refuge intérieur.
Mais une question demeure : qui serons-nous quand s’éteindra Internet ?
Lao Kouyaté, la kora comme passeport entre héritage et scènes du monde

La musique de Lao Kouyaté s’inscrit dans une trajectoire rare : celle d’un artiste qui porte la kora comme une mémoire vivante, tout en la projetant vers les scènes contemporaines du monde. Né en Casamance dans une famille de griots, il rejoint Dakar en 1984, où il développe son art de koriste et de luthier, puis poursuit son parcours en Europe à travers concerts, collaborations et festivals internationaux
Massa Makan Diabaté, la voix du Mali entre mémoire orale et roman

Né en 1938 à Kita et mort en 1988 à Bamako, Massa Makan Diabaté demeure l’une des grandes figures de la littérature africaine francophone. Issu d’une famille de griots, il a construit une œuvre singulière à la frontière de l’oralité mandingue et du roman moderne.
SNC 2026 : à Bobo-Dioulasso, la culture burkinabè comme rempart

Du 25 avril au 2 mai 2026, Bobo-Dioulasso accueille la 22ᵉ Semaine Nationale de la Culture sous le thème « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ».
L’événement, lancé par Ibrahim Traoré, réunit des milliers d’artistes et des centaines de milliers de festivaliers autour d’un même objectif : affirmer la culture comme pilier de souveraineté.
Invité d’honneur, le Ghana et la Confédération des États du Sahel illustrent une dynamique panafricaine où la culture devient un levier d’unité.
Entre traditions, création artistique et transmission, la SNC 2026 s’impose comme un espace stratégique où l’identité burkinabè se célèbre autant qu’elle se défend.
L’univers musical noir : du blues à l’amapiano

L’univers musical noir raconte une histoire essentielle de la musique moderne. Né du blues, enrichi par le jazz, transformé par le funk et prolongé par l’afrobeat, il continue aujourd’hui de se réinventer avec des styles comme l’amapiano. Plus qu’une succession de genres, c’est une mémoire vivante de résistance, de création et d’influence mondiale.
Musée des Civilisations Noires : le cœur de la mémoire africaine

Au cœur de Dakar, le Musée des Civilisations Noires s’impose comme l’un des projets culturels les plus ambitieux du continent africain. Imaginé dès 1966 par Léopold Sédar Senghor lors du Festival mondial des arts nègres, ce musée n’a ouvert ses portes qu’en décembre 2018, après plusieurs décennies d’attente.
Jacques Chevrier : le passeur lumineux des littératures africaines francophones

Figure tutélaire des études francophones, Jacques Chevrier a su donner aux littératures africaines la légitimité qu’elles méritaient. Professeur à la Sorbonne, il fut à la fois chercheur rigoureux, pédagogue inspirant et médiateur passionné des voix africaines.
Faut-il rejeter la culture occidentale dans les pays révolutionnaires?

Dans un monde en mutation, les peuples en quête de souveraineté culturelle s’interrogent : faut-il rejeter l’héritage occidental pour se reconstruire ? Entre rejet, appropriation et transformation, la réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît.
Le rapport sexuel, une respiration du corps et de l’esprit

Il existe des moments où le corps semble savoir avant l’esprit. Le rapport sexuel, lorsqu’il est partagé dans la confiance et le désir sincère, ne se limite pas à un acte physique : il mobilise aussi l’équilibre émotionnel et relationnel. Des recherches montrent qu’il peut contribuer à réduire le stress, améliorer le sommeil, soutenir l’humeur et renforcer l’attachement au sein du couple .
Tall Rosalie Adama : quand la poésie formait les citoyens

Dans les années où Thomas Sankara rebaptise la Haute-Volta en Burkina Faso, l’école devient un pilier de transformation sociale. Au cœur de cette dynamique, certains textes marquent durablement les esprits, à l’image du poème « Si j’étais… » de Tall Rosalie Adama.
Course au buzz et dérives : quand le contenu perd son âme

Sur Facebook, TikTok ou Instagram, la règle semble désormais simple : capter l’attention, coûte que coûte. Le succès ne se mesure plus à la qualité d’un message, mais à sa capacité à déclencher des réactions immédiates. Le rire facile, la provocation, le spectaculaire ou l’intime exhibé composent ce cocktail viral que les algorithmes récompensent, non pour ce qu’il apporte, mais pour le temps qu’il retient.
Les Francopholires 2026 : la francophonie en fête au cœur du Lot

Du 26 septembre au 4 octobre 2026, le Pays Bourian accueille une nouvelle édition des Francopholires, un festival dédié aux littératures francophones. Organisé à Saint-Cirq-Souillaguet, l’événement met à l’honneur Haïti, dont la culture et la littérature explorent des thèmes puissants comme l’identité, l’exil et la résistance.
Cette édition rendra également hommage à René Depestre, grande figure de la littérature francophone, à l’occasion de ses 100 ans. Au programme : expositions, spectacles, concerts, rencontres d’auteurs et séances de dédicaces.
Les Francopholires s’imposent ainsi comme un rendez-vous culturel incontournable, où la langue française devient un espace de partage et de création.
La rumba congolaise : l’âme dansante de l’Afrique

Née de la rencontre entre les rythmes africains et la musique cubaine, la rumba congolaise est devenue un pilier de la culture musicale du continent. Popularisée par des figures emblématiques comme Franco Luambo, Tabu Ley Rochereau ou Papa Wemba, elle allie poésie, danse et élégance. Inscrite au patrimoine immatériel de l’humanité par l’UNESCO en 2021, elle continue d’influencer les musiques actuelles et de faire rayonner l’Afrique à travers le monde.
Paamath & Davy Kilembé en concert à Avignon : un voyage reggae aux racines africaines

Paamath et Davy Kilembé seront en concert le 25 avril 2026 à Avignon, dans le cadre du festival Les Calebasses d’Avril. Un duo puissant qui revisite les classiques du reggae, de Bob Marley à Burning Spear, dans une ambiance chaleureuse et festive.
Francophonie : pourquoi l’Afrique redéfinit l’avenir de la langue française

La Francophonie ne se joue plus uniquement dans les institutions, mais dans les rues africaines où le français se transforme et se réinvente. Entre héritage et création, l’Afrique impose aujourd’hui sa voix et redessine l’avenir d’une langue en mouvement.
Hippolyte Ouangrawa : M’ba Bouanga, la voix du peuple sur scène burkinabè

Figure incontournable du théâtre burkinabè, Hippolyte Ouangrawa, connu du grand public sous le nom de M’ba Bouanga, incarne depuis près d’un demi-siècle une certaine idée de l’art : populaire, engagé et profondément enraciné dans la vie quotidienne.
Mélissa Da Costa : pourquoi ses histoires si simples touchent aussi l’Afrique ?

Les romans de Mélissa Da Costa séduisent par leur simplicité et leur force émotionnelle. À travers des récits accessibles et des personnages ordinaires, elle explore des thèmes universels comme la solitude, la perte et la reconstruction. Des réalités qui trouvent un écho particulier en Afrique, où la littérature cherche aussi à toucher un public large sans perdre son âme.
Fatou Diome : la voix lucide entre deux rives

Née sur l’île de Niodior, au Sénégal, Fatou Diome s’est imposée comme une figure incontournable de la littérature francophone contemporaine. Installée en France depuis les années 1990, elle construit une œuvre à la croisée des mondes, nourrie par l’exil, l’identité et les réalités sociales.
Ketsia Mavinga, une voix de résilience dans la littérature congolaise

La littérature africaine contemporaine voit apparaître de nouvelles plumes qui écrivent avec courage et sincérité. Parmi elles figure l’écrivaine congolaise Ketsia Mavinga, une jeune autrice dont l’écriture est marquée par la résilience, l’espoir et l’engagement humain.
Le pagne partagé : quand tout un peuple s’habille de la même étoffe au Bénin

Au Bénin, le pagne est bien plus qu’un habit. Lors des mariages, des baptêmes ou des fêtes familiales, hommes et femmes portent souvent le même tissu, chacun adapté à son style. Boubou pour les hommes, robes élégantes ou ensembles modernes pour les femmes : la même étoffe unit toute une famille.
Aux racines du blues : quand la douleur devient musique

La musique afro-américaine est l’une des expressions culturelles les plus puissantes du monde moderne. Née dans la souffrance de l’esclavage et dans la quête permanente de dignité, elle a traversé les siècles en portant la mémoire, la foi et l’espérance d’un peuple.
Survival : quand Bob Marley chantait la dignité africaine

En 1979, Bob Marley publie l’album Survival, l’un des disques les plus engagés de l’histoire du reggae.
À une époque où plusieurs pays africains viennent d’obtenir leur indépendance tandis que d’autres luttent encore contre l’apartheid, Marley choisit de faire de sa musique une voix pour la dignité et la solidarité entre les peuples noirs.
Ben Enwonwu, le sculpteur qui a donné une âme moderne à l’Afrique

Formé entre traditions igbo et écoles londoniennes, Ben Enwonwu a façonné une sculpture élégante et spirituelle célébrant la dignité africaine. Son œuvre emblématique Anyanwu incarne la renaissance du continent. Un artiste pionnier qui a ouvert la voie à l’art africain moderne.
La nourriture du crocodile vient le trouver dans l’eau

Dans la nature, le crocodile ne court pas après sa proie : il attend dans son élément, calme et prêt. Cette sagesse discrète nous rappelle que la patience n’est pas de l’inaction, mais une force intérieure. Trouver sa place, s’y préparer et laisser l’espoir travailler pour nous : voilà peut-être le vrai chemin.
Bam Raady, la mémoire des racines au souffle de l'Afrobeat contemporain

À l’occasion de la sortie de son nouvel album, Bam Raady confirme sa singularité artistique dans le paysage musical africain contemporain. Auteur, compositeur, guitariste et interprète, l’artiste burkinabè fait dialoguer les cultures endogènes avec les esthétiques modernes de l’Afrobeat et du reggae.
La chorégraphie du clip, portée par une danse moderne d’inspiration traditionnelle, met en exergue une gestuelle authentique et un dialogue des corps inscrit dans la galaxie actuelle des musiques afrobeat. Chaque titre explore une thématique forte ( identité culturelle, paix, spiritualité, amour et conscience collective ) faisant de cet album une œuvre enracinée, engagée et résolument tournée vers l’avenir.
Gaston Ouassénan Koné, une plume à la croisée des mondes

Publié en 1977, Aller-retour s’impose comme un roman d’observation lucide sur la rencontre inégale entre l’Afrique et l’Occident. À travers l’échec d’un mariage mixte, Gaston Ouassénan Koné met en scène les malentendus culturels, l’exil intérieur des étudiants africains en Europe et la crise identitaire des élites post-indépendance.
Œuvre sobre et toujours actuelle, le roman interroge l’illusion de l’universalisme et rappelle que la rencontre des cultures exige mémoire, égalité et humilité.
Pierre Sandwidi : Le troubadour de la savane

Pierre Sandwidi est une figure majeure et engagée de la musique voltaïque des années 1960–1980. Surnommé le « troubadour de la savane », il a marqué son époque par une œuvre mêlant traditions mandingues, guitare moderne et influences afro-pop, au service de textes lucides et souvent critiques. Chanteur du peuple, il a utilisé la musique comme un outil de conscience sociale, dénonçant les injustices et les dérives du pouvoir. Longtemps restée confidentielle, son œuvre connaît aujourd’hui une redécouverte qui confirme son rôle de passerelle entre mémoire culturelle, engagement et modernité musicale au Burkina Faso.
Les exploits couronnés et les penseurs oubliés

Nous vivons une époque où chaque talent a son arène : la technique, le sport, l’art — visibles, mesurables, applaudis.
L’intellect, lui, exige silence, temps, doute, lecture et nuance, tout ce que l’époque fuit.
Les plateformes numériques glorifient la réaction, rarement la réflexion.
On fabrique des experts, rarement des penseurs libres.
Et la reconnaissance intellectuelle elle-même s’est politisée :
À part quelques prix partisans, Prix Nobel ou autres distinctions, les penseurs subissent l’agonie au fond des bibliothèques.
Là où les stades rugissent, la pensée suffoque sur les étagères du savoir oublié.
La plus grande performance n’est pas de maîtriser un domaine, mais de maîtriser sa pensée.
60 ans après, l’Afrique libre n’a toujours pas libéré son cinéma

Dans les salles africaines, Hollywood reste la norme. Sur les plateformes comme Netflix, les œuvres du continent existent, mais l’algorithme les étouffe. Pourtant, des films ont changé le récit : "La Noire de" de Sembène, "Touki Bouki "de Mambéty, "Wend Kuuni" de Kaboré, "Atlantique "de Mati Diop ou "Timbuktu "de Sissako. Primés à Cannes ou au FESPACO, ils brillent, mais circulent trop peu en Afrique. L’urgence : financer, diffuser, sous-titrer en langues locales et reprendre la caméra du storytelling.
Karen Blixen, le songe d’une nuit africaine : quand le cinéma réveille le rêve africain

Karen Blixen, le songe d’une nuit africaine n’est pas qu’un portrait : c’est une méditation sur le rêve africain, sur ses beautés et ses angles morts. Un documentaire qui rappelle que l’Afrique n’est pas un décor, mais une force qui transforme l’écriture — et questionne le regard.
Salimata la Sahélienne : Bernard SANOU

En racontant le destin de Salimata, adolescente enlevée puis brisée par la violence des hommes, Bernard Sanou signe un texte engagé et profondément humaniste. Le désert, espace de souffrance mais aussi d’initiation, accompagne la métamorphose d’une héroïne qui refuse de se définir par ses bourreaux. Entre dénonciation des violences faites aux femmes et célébration de la résilience sahélienne, Salimata la Sahélienne s’impose comme une œuvre de mémoire et de conscience, nécessaire pour comprendre les drames humains du Sahel contemporain.
Quand un nom accuse un continent : la “peste porcine africaine” qui frappe l’Europe

La “peste porcine africaine” qui inquiète aujourd’hui l’Occitanie circule en réalité en Europe, notamment en Catalogne. Le nom historique de la maladie entretient pourtant un réflexe injuste qui associe automatiquement l’Afrique au danger, alors que le continent n’a aucun rôle dans l’épidémie actuelle. Savane Écho rappelle que les mots façonnent les perceptions : parler d’une “peste africaine” pour une crise européenne renforce des biais hérités. Il est temps d’utiliser un vocabulaire qui informe sans stigmatiser.
La société des images : une famine d’idées ?

Nous vivons dans une époque où l’image occupe tout : écrans, réseaux, perceptions. Séduisante et instantanée, elle remplace progressivement l’idée, qui demande effort et profondeur. Cette domination crée une véritable famine intellectuelle : moins de sens, moins de réflexion, moins de vision. Pourtant, seules les idées transforment un peuple. L’enjeu n’est pas de rejeter l’image, mais de la remettre à sa juste place : au service de la pensée, et non à sa place.
Quand le désordre s’installe !

Le désordre ne tombe jamais du ciel : il s’infiltre lentement, comme une poussière qu’on oublie de balayer. Maison, pensées, émotions… tout se trouble lorsque l’esprit se décentre. Ranger son intérieur commence par ranger son âme : trier ce qui élève, laisser partir ce qui détruit. Car l’ordre véritable n’est pas celui des objets, mais celui du souffle et du sens. Quand le désordre s’installe, il nous invite simplement à revenir à nous-mêmes.
Koudoubi Koala : bâtisseur de culture et pilier des NAK

Koudoubi Koala fait partie des artisans culturels les plus influents du Burkina Faso. Héritier des traditions et pilier historique des Nuits Atypiques de Koudougou, il a construit sa réputation à travers un engagement constant, un travail de terrain remarquable et une ouverture internationale qui a fait voyager son nom bien au-delà du pays. Aujourd’hui, son activité bat son plein et son influence s’étend, faisant de lui un acteur incontournable de la scène culturelle africaine contemporaine.
Afro Culture Sphère

Afro Culture Sphère s’impose comme une plateforme culturelle moderne dédiée aux expressions afro-descendantes.
Fondée par Bruno Lengani, elle articule ses activités autour de trois pôles : un laboratoire musical complet, un espace d’édition et d’accompagnement littéraire, et un pôle presse & média consacré aux arts, patrimoines et identités afro.
Basée à Castelnaudary et dotée d’une structure administrative solide, Afro Culture Sphère réunit création, production et diffusion pour soutenir les talents et faire rayonner les cultures afro sur toutes les scènes.
Hemley Boum : écrire pour relier les mondes

Hemley Boum, écrivaine franco-camerounaise primée, tisse une œuvre où mémoire, exil et transmission se rencontrent. De Douala à Paris, elle explore les trajectoires africaines et diasporiques à travers des récits engagés, poétiques et profondément humains. Ses romans ( du "Clan des femmes "au récent "Rêve du pêcheur") interrogent la condition féminine, la famille, l’histoire et les identités. Lauréate de nombreux prix, elle multiplie aujourd’hui les rencontres littéraires et continue de relier les mondes par sa plume.
Les Dogons du Mali : gardiens des étoiles et de la mémoire

Perchés sur les falaises de Bandiagara, les Dogons ont traversé les siècles en préservant une culture riche, complexe et fascinante. Leur histoire, mêlée de migrations, de résistance et de cosmologie, continue d’intriguer historiens, anthropologues et passionnés d’Afrique.
Vivre l’amour à l’instant T : une sagesse pour sauver nos relations

Nous abîmons parfois l’amour en vivant dans le passé ou en anticipant trop son futur. Comparaisons, attentes irréelles, nostalgie… autant de maladresses qui étouffent le présent, seul véritable espace où l’amour peut respirer. Cette Parole d’Héritage nous invite à revenir à l’instant T, à aimer maintenant, sincèrement, simplement — pour sauver nos relations et leur redonner sens.
Quand la douleur devient spectacle : dérive violente du sport chez les jeunes

Les sports où la douleur devient spectacle séduisent de plus en plus. Entre combats filmés, "slap fighting" (combat de gifles) et défis sur les réseaux, la frontière entre performance et brutalité s’efface. Urgentistes et psychologues constatent une hausse des blessures et alertent sur une culture de la domination. Ils plaident pour un encadrement plus strict, des protections adaptées et une éducation à la maîtrise de soi. Le sport doit rester une école du respect, non un terrain de violence.
Lagos, l’énergie du renouveau : trois jours pour repenser l’art contemporain africain

Lagos n’est plus seulement une capitale économique : c’est le poumon créatif d’une Afrique en pleine renaissance.
Lors des récentes conférences dédiées à l’art contemporain, la commissaire Cindy Olohou a appelé à “décoloniser les savoirs” et à repenser les institutions artistiques africaines.
Entre la foire ART X Lagos, les espaces innovants du CCA Lagos, et les galeries Rele, Omenka ou Nike Art Gallery, la ville s’impose comme un véritable laboratoire artistique.
Des artistes tels que Ken Nwadiogbu, Sejiro Avoseh ou Peju Layiwola y explorent les questions de mémoire, d’identité et d’héritage, affirmant une Afrique confiante, audacieuse et ouverte sur le monde.
Sérotonine : le soleil intérieur de notre bien-être

La sérotonine, surnommée « hormone du bonheur », équilibre notre humeur, sommeil et énergie. On la stimule naturellement par la lumière, l’activité physique, le sommeil et une alimentation riche en tryptophane (œufs, poissons, noix, chocolat noir) associée aux oméga-3 et vitamines B.
Hassane Nombré : l’art né des os

Ancien rappeur du groupe Pacifique Angeles, Hassane Nombré ( alias Nomass ) s’est réinventé dans la sculpture et les marionnettes. À Ouagadougou, il forme des enfants démunis à l’art de transformer les os d’animaux en œuvres d’une beauté singulière. Son atelier est devenu un sanctuaire de créativité et d’écologie.
Aimer sans se posséder : la prudence qui libère

Aimer n’est pas posséder. Trop souvent, on confond l’amour avec la prise de pouvoir sur l’autre. Pourtant, aimer vraiment, c’est laisser l’autre libre de rester.
La prudence n’éteint pas le sentiment : elle protège la dignité. Elle apprend à donner sans se perdre, à s’attacher sans s’enchaîner.
Aimer avec conscience, c’est garder un espace intérieur où l’on reste soi-même, même au cœur du lien.
Car l’amour véritable n’impose rien : il éclaire, il élève, il respecte.
On n’enferme pas un cœur : on l’accueille.
Ça n’engage que moi.
Studio Brunus Connect : l’alliance de l’analogique et du numérique au service de la création sonore

Le Studio Brunus Connect est un espace dédié à la création sonore, où se rencontrent la chaleur de l’analogique et la précision du numérique.
Ici, chaque artiste trouve une écoute, un accompagnement et un environnement technique de haut niveau pour donner vie à son projet musical, qu’il s’agisse d’un single, d’un album ou d’une bande sonore.
Les graines de sésame : petits grains, grands bienfaits

Symbole d’abondance et de vitalité, le sésame cache une richesse exceptionnelle. Riche en protéines, minéraux et acides gras essentiels, il renforce le cœur, les os et la peau. Dans les traditions anciennes, il était aussi perçu comme une graine sacrée porteuse de lumière et d’équilibre intérieur.
Quelle eau boire selon son poids et son niveau d’activité

L’eau, c’est la vie. Elle nettoie, transporte, répare et inspire. Pourtant, boire trop ou mal peut déséquilibrer le corps. Apprends à reconnaître la bonne quantité pour toi, à choisir une eau adaptée, et à transformer ce geste quotidien en rituel de bien-être et de gratitude.
Influenceurs : miroirs et moteurs d’une époque connectée

Autrefois dominé par les médias classiques, l’espace public s’ouvre aujourd’hui aux influenceurs : créateurs de contenu, activistes, stylistes, humoristes... Sur TikTok, Instagram, YouTube ou Facebook, ils participent à la construction des goûts, des comportements et des identités. En Afrique et dans la diaspora, ils portent une modernité enracinée, mêlant fierté culturelle, entrepreneuriat et récits alternatifs. La professionnalisation est réelle (partenariats, produits, événements), mais elle interroge : comment monétiser sans perdre sa crédibilité ? L’avenir s’esquisse du côté de la micro-influence (proximité, confiance, communautés locales) et d’une éthique plus exigeante : transparence, vérification, utilité sociale. Au-delà du marketing, l’influence est devenue un pouvoir culturel qui façonne imaginaires et repères : une scène où se négocient désormais visibilité, responsabilité et sens.
AKAA 2025 : dix ans d’art africain contemporain au cœur de Paris

La foire AKAA ( Also Known As Africa) célèbre ses 10 ans du 24 au 26 octobre 2025 au Carreau du Temple à Paris. Premier rendez-vous français dédié à l’art contemporain et au design africains, l’événement met cette année la matière au cœur de la création. Plus de 30 galeries et 70 artistes venus du continent et de la diaspora y présenteront leurs œuvres.
AKAA s’impose comme une plateforme d’échanges entre artistes, collectionneurs et curateurs, reflétant la vitalité d’une Afrique plurielle, audacieuse et connectée au monde.
Alvie Mouzita : « Chant spirituel pour Kimpa Vita » (extrait du recueil de poèmes "Chants pour une fleur" ) , quand la poésie rallume la mémoire des flammes

Dans « Chant spirituel pour Kimpa Vita », Alvie Mouzita convoque la figure martyre de la prophétesse du Kongo pour transformer la douleur en prière et la mémoire en acte. Par des anaphores incantatoires et des images fulgurantes (feu, mangrove, fleuve), le poète trace un chant de résistance où la femme devient foyer de liberté et l’Afrique, une lumière qui refuse de s’éteindre.
Émile Flore Tololo Bazolana : quand le raphia et la passion deviennent un art de vivre
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Entre raphia, bois et recyclage, Émile Flore Tololo Bazolana transforme l’artisanat congolais en un art de vivre. Avec MK Services, elle allie créativité, transmission et écologie pour redonner sens au travail manuel et inspirer les femmes à devenir créatrices de leur propre autonomie.
Boulougou Bar, le mythe vivant de Koulouba

Plus vieux que le Burkina Faso indépendant, le Boulgou Bar est un patrimoine affectif de Ouagadougou. Ambiance rétro, concerts dominicaux, poulet légendaire, musique vivante : Koulouba vit au rythme d’une institution où se mêlent convivialité, mémoire et passion.
Le burn-out : quand l’esprit dit stop

Le burn-out n’est pas une faiblesse. C’est une réaction de survie face à une surcharge émotionnelle, professionnelle ou spirituelle. Quand le corps refuse d’avancer, il faut écouter le silence qu’il impose : il nous parle d’équilibre, de sens et de besoin de repos.
Nafissatou Beleme : Innocence coupable, un cri du cœur pour l’émancipation éclairée

Jeune slameuse burkinabè, Nafissatou Beleme publie son premier roman Innocence coupable, un plaidoyer pour l’émancipation féminine lucide. Soutenue par OXFAM, elle y dépeint le parcours de Myriam, une adolescente dont la naïveté la conduit aux épreuves, avant la renaissance.
Liss Kihindou, entre lettres et voix des fleuves d’Afrique

Née à Brazzaville en 1976, Liss Kihindou est une figure majeure de la médiation littéraire africaine : professeure de lettres, blogueuse et autrice, elle publie romans, nouvelles, poésie, essais et titres jeunesse.
Docteure en littérature africaine francophone (Université Paris Nanterre, 2022), elle explore la poétique des fleuves d’Afrique, prolongeant un travail de transmission mené en classe, en conférence et en ligne (Valets des livres, Liss dans la vallée des livres).
Installée dans le Loiret, elle anime l’association Afrique-sur-Loire, véritable pont culturel.
Les Bushinengue et le Surinam : peuples libres de la forêt et gardiens de la mémoire

Au cœur de la forêt amazonienne, les Bushinengue (Saramaka, Ndyuka, Aluku et leurs frères ) portent l’héritage d’une liberté conquise. Leur histoire, entre marronnage et mémoire, raconte la dignité des peuples africains face à l’oppression.
The Eyes of Ghana : Quand le Ghana se regarde dans l’œil de sa mémoire

Le documentaire The Eyes of Ghana, réalisé par Ben Proudfoot en collaboration avec la cinéaste ghanéenne Anita Afonu, met en lumière la vie de Chris Tsui Hesse, 93 ans, pionnier du cinéma ghanéen et ancien caméraman du président Kwame Nkrumah. Présenté dans la section documentaire du BFI London Film Festival 2025, le film explore les blessures de la mémoire, les films détruits après les coups d’État, et l’espoir de restituer au Ghana son patrimoine visuel oublié.
À travers les regards croisés de Hesse et d’Afonu, The Eyes of Ghana devient une véritable lettre d’amour au cinéma africain et à la transmission intergénérationnelle.
L’honneur du travail légitime

Tu mérites de vivre légitimement de ton travail s’il est légitime. Ne l’abandonne jamais à cause des moqueries ni des jugements de ceux qui confondent prestige et dignité. Dans un monde où les métiers se hiérarchisent selon les apparences, beaucoup renoncent à leur savoir-faire pour paraître plus honorables. Pourtant, il n’existe pas de honte dans un travail honnête.
Retiens ceci : un croc-mort qui change de métier pour se dissimuler derrière une autre fonction sera tôt ou tard reconnu. Et on dira de lui : « C’est l’ancien croc-mort. »
Contes au pied du mont Boulgou de Bruno Lengani
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Dans contes au pied du mont Boulgou, Bruno Lengani recueille et réécrit des récits hérités de la tradition bissa, dans l’ombre bienveillante du Mont Boulgou (sanctuaire et mémoire). Guidé par la voix d’un passeur de mémoire, Lalabou, chaque conte s’ouvre sur un proverbe et se referme sur une morale claire : humilité (Le lutteur prétentieux), discernement (Le bouc devin), esprit d’entraide (Le combat des lézards), courage et destin (La dot). L’écriture, visuelle et musicale, restitue la scène de veillée (feu de bois, nattes, rires d’enfants ) et fait dialoguer fable et philosophie populaire. Un livre à lire, dire et transmettre : pour les classes, les bibliothèques, la scène des conteurs et toutes les familles soucieuses de préserver l’oralité africaine. Préface de Maguy Barbon ; publication Éditions L’Harmattan. La rencontre avec Lalabou et l’ancrage au Mont Boulgou sont établis dès l’avant-propos et la préface.
Irène Tassembédo : Corps en résistance, scène en héritage

Chorégraphe, danseuse et pédagogue, Irène Tassembédo s’impose comme l’une des grandes architectes de la scène chorégraphique africaine. Formée à Mudra-Afrique, elle a parcouru le monde avant de revenir au Burkina pour fonder l’ÉDIT, une école de danse internationale où elle forme de nouvelles générations. Son œuvre explore la mémoire, le corps féminin et la résilience sociale, entre danse, théâtre et cinéma. À travers ses créations et son engagement, elle construit des ponts entre héritage et modernité, faisant de Ouagadougou un foyer de transmission artistique et de résistance culturelle.
Omar Sylla – Ntori le crapaud et Tori la grenouille

Dans Ntori le crapaud et Tori la grenouille, Omar Sylla met en scène trois animaux du marigot (la grenouille légère, le crapaud ambitieux et la tortue sage ) pour interroger nos illusions et nos rapports au regard des autres. Entre orgueil et humilité, ce conte enseigne que le bruit ne fait pas la vérité, et que la patience silencieuse triomphe souvent du désir d’éclat. À l’heure du paraître, il rend hommage aux humbles bâtisseurs de l’ombre.
Biennale Europe-Afrique Montpellier, carrefour des mémoires

À Montpellier, l'Afrique n'est plus invitée, elle s'impose avec fierté. Cette Biennale a révélé une Afrique en marche, qui refuse le paternalisme et réclame une alliance d'égale à égale. Un article engagé pour Savane Écho, explorant les enjeux culturels, économiques et identitaires de cette rencontre historique.
Prise de poids inquiétante chez les femmes africaines

Dans plusieurs pays africains, les chiffres sont désormais confirmés : les femmes prennent du poids à un rythme préoccupant, surtout en zones urbaines. Au-delà des apparences, ce phénomène révèle des bouleversements profonds (alimentation industrialisée, sédentarité, stress quotidien). Mais le véritable enjeu est spirituel : comment réapprendre à habiter son corps avec mesure, sagesse et conscience ? Car le bien-être ne se réduit pas aux formes, il commence par l’écoute intérieure.
Sublimes colères - Souleymane Ouattara

Dans le poème " Le grain des mots "extrait du recueil Sublimes colères, Souleymane Ouattara, lauréat du prix Léopold Sédar Senghor, livre une méditation sur la puissance, la fragilité et l’incandescence des mots. Dès les premières lignes, il nous plonge dans un univers où le langage devient matière vivante : « Deux lettres pour sculpter une idée ». Même le plus petit fragment de langage peut ainsi porter un monde d’émotions et de pensée.
Adama Dembélé De Zoumba

Né au Burkina Faso, Adama Dembélé De Zoumba grandit dans un univers façonné par les rythmes du djembé, du balafon et du n’goni. Très tôt, il explore les instruments modernes comme la batterie et le piano, donnant naissance à un style métissé entre tradition mandingue et influences blues et jazz.
Les feuilles de la force : cinq alliées naturelles riches en fer

Dans les traditions africaines, les feuilles ne sont pas de simples condiments : elles sont médecine, énergie et mémoire de la terre. Plusieurs d’entre elles regorgent de fer, un minéral essentiel à la vitalité du sang et à la clarté de l’esprit. Voici cinq trésors végétaux qui, depuis des générations, entretiennent la force et la santé.
Prix littéraires des Francopholires 2025

Les lecteurs des bibliothèques de Bouriane ont décerné trois prix littéraires lors de l’édition 2025 des Francopholires. Le Prix de la Francophonie Stelio Farandjis est revenu à Babou Diatta pour L’Horizon voilé. Le Prix de poésie Léopold Sédar Senghor a récompensé Souleymane Ouattara pour Sublimes colères. Enfin, le Prix spécial des Francopholires a distingué Andry Andrianjaka pour Enfants d’immigrés, une incohérence identitaire.
Lydia Olchitzky-Gaillet : écrire pour témoigner et transmettre

Née à Paris et désormais installée dans le Lot, Lydia Olchitzky-Gaillet a fait de l’écriture le prolongement de ses engagements humains. Ancienne déléguée à la protection juridique des majeurs et militante d’Amnesty International, elle mêle intime et Histoire pour interroger la mémoire et la transmission. Chez L’Harmattan, elle signe Spoliation et enfants cachés (2010) et la trilogie Le Club des Abandonnées : En sursis (2017), Remise de peines (2021) et Sans appel (2023) où Paula, Marie et Clara portent l’héritage de l’abandon mais aussi une résilience tenace. Avec une écriture dépouillée et incisive, l’autrice fait de la littérature un espace de vigilance.
Les Francopholires de Bouriane : le festival des littératures francophones

Les Francopholires de Bouriane se sont tenus le 28 septembre à Saint-Cirq-Souillaguet, réunissant 45 auteurs venus de France, d’Afrique, du Québec, de Louisiane, de Suisse et de Belgique. Le festival a remis deux prix littéraires et accueilli comme invitée Ève Guerra, Prix Goncourt du premier roman. Plus qu’un salon, c’est une célébration vivante de la francophonie.
L'Acupuncture : Voyage au Cœur de l'Équilibre Énergétique

L’acupuncture, vieille de plus de 3000 ans, séduit par son efficacité douce et globale. Plus qu’un simple soin contre la douleur, elle accompagne le corps et l’esprit dans un voyage d’équilibre énergétique, soulageant stress, troubles digestifs, insomnies ou douleurs chroniques.
Le bambou et la force de la souplesse

Ce numéro de Parole d’héritage s’appuie sur une pensée de moine chinois :
« Le bambou plie avec le vent mais ne se brise pas : apprends de lui la force de la souplesse. »
Une leçon de vie qui nous rappelle que l’adaptation et la résilience sont plus puissantes que la rigidité.
La spiritualité, une alliée face au mal-être

Le mal-être peut être causé par de nombreux facteurs. Il peut être lié à des événements de vie difficile comme la perte d'un emploi, une rupture, ou le deuil. Il peut aussi être la conséquence d'une quête de sens non satisfaite, d'une pression sociale ou d'un sentiment de solitude. Les symptômes sont variés et peuvent inclure des troubles du sommeil, un manque d'énergie, une irritabilité, ou encore un retrait social. Ce sentiment de malaise intérieur est un signal d'alarme qui nous invite à nous reconnecter à nous-mêmes.
Abdoulaye Racine SENGHOR

Professeur de lettres, écrivain et critique littéraire, Abdoulaye Racine Senghor a fait de l’enseignement et du livre une vocation. Président du conseil d’administration du Musée des Civilisations noires jusqu’en 2025, il a aussi publié des manuels scolaires, des récits jeunesse et de la poésie. Son recueil Mangrovines (2011) est salué comme une ode sensuelle et profonde à la terre et à l’eau du delta du Saloum.
Anna Djigo-Koffi : quand l’art parle aux enfants

Sénégalaise née à New York et diplômée de NYU, Anna Djigo-Koffi a travaillé plus de vingt ans dans la communication avant de fonder Les Éditions HYBRID en 2021. Avec le magazine Noa découvre l’Art, lancé en 2025, elle propose aux enfants de 7 à 14 ans un voyage passionnant à travers l’art africain et international. Jeux, portraits et découvertes s’y mêlent pour éveiller curiosité et créativité.
Dantokpa : le marché de Cotonou

Le marché Dantokpa, immense et foisonnant, est le poumon économique et culturel du Bénin. Entre tissus chatoyants, épices parfumées et objets rituels vaudou, il concentre la mémoire et le dynamisme d’un peuple. Véritable patrimoine vivant, il reste le symbole de l’identité béninoise.
Les Soninkés (Sarakolés/Marakhas)

Les Soninkés, peuple du soleil et bâtisseurs de l’Empire du Ghana, ont marqué l’histoire par leur génie politique, leur maîtrise du commerce transsaharien et leur rayonnement culturel. Devenus Sarakolés et Marakhas après la chute de leur empire, ils ont préservé leur identité et demeurent un acteur clé de l’Afrique de l’Ouest.
La Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso : un joyau de terre et de foi

Au cœur du quartier ancien de Dioulassoba se dresse la Grande Mosquée de Bobo-Dioulasso, bâtie en banco à la fin du XIXᵉ siècle. Chef-d’œuvre d’architecture soudanaise, elle incarne à la fois la foi, l’identité culturelle et la mémoire collective de la ville.
Warren Saré, photographe de la mémoire africaine

Warren Saré est un photographe burkinabè reconnu pour son travail sur la mémoire des anciens combattants africains. À travers ses portraits en uniformes, il réhabilite la dignité de ces hommes longtemps restés dans l’ombre. Fondateur du Centre Photographique de Ouagadougou, il œuvre aussi à la formation des jeunes créateurs.
Freeman Tapily enflamme le New Morning avec ses invités

Le concert du 12 septembre 2025 restera dans les mémoires : Freeman Tapily, entouré de ses invités Big Desal, Bako Bitiene, Galaïfa Abaobao et le duo JK, a offert au public du New Morning une soirée vibrante. Moment unique : une femme du public a été élue par la salle et repart avec un pass gratuit à vie. Cerise sur le gâteau, Tiken Jah a rejoint l’artiste sur scène, déclenchant une ovation.
TikTok : quand l’appli t’amuse et inquiète

TikTok est l’appli préférée des jeunes, pleine de musiques et de défis amusants. Mais attention : certaines vidéos peuvent être dangereuses. En France, un rapport propose d’interdire TikTok aux moins de 15 ans et de limiter son usage la nuit. Amuse-toi, mais protège-toi !
Rencontres de la Photographie d’Arles 2025

Chaque été, Arles devient la capitale mondiale de l’image. En 2025, les Rencontres de la Photographie rassemblent artistes et publics autour d’un fil rouge : l’image comme témoignage social et résistance. L’Afrique et sa diaspora y occupent une place majeure, entre mémoire, luttes et espoir.
Alif Naaba

Surnommé le prince aux pieds nus, Alif mêle la délicatesse des accords folk à la profondeur des rythmes traditionnels mossis. Il ne chante pas pour divertir. Il chante pour élever, questionner, consoler. Sa musique devient un pont entre villages silencieux et villes bruyantes, entre l’intime et l’universel.
The Herds – La migration des géants

The Herds est un spectacle hors norme, né au printemps 2025. Ce projet de théâtre itinérant met en scène des marionnettes géantes représentant les animaux d’Afrique – éléphant, antilope, gorille, buffle, crocodile… Sculptées en bois, fibres naturelles et matériaux recyclés, elles traversent l’Europe comme une migration symbolique.
La Biennale de la Danse de Lyon 2025

Cette édition s’annonce riche et plurielle, mais ce sont surtout les voix afro-diasporiques qui captivent l’attention. Dorothée Munyaneza (Rwanda/UK), Lia Rodrigues (Brésil) ou encore François Chaignaud avec ses partenaires latino-américains proposent des créations où le corps devient mémoire, chant et résistance.
PANAFEST 2025 au Ghana

Créé en 1992 par la dramaturge ghanéenne Efua Sutherland, PANAFEST n’est pas seulement un festival : c’est une scène où le théâtre devient mémoire vivante et instrument de réconciliation. Entre spectacles, rites et marches symboliques, il tisse un lien entre l’Afrique et sa diaspora.
Afro Nation 2025

Cette cinquième édition d’Afro Nation a offert trois jours de musique et d’émotions intenses. Avec Burna Boy, Davido, Tems ou encore Mary J. Blige, les scènes ont vibré entre énergie explosive et instants d’intimité partagée. Afro Nation confirme son statut de rendez-vous majeur de la scène afro-diaspora.
Ponton Miziki 2025

Avec une programmation mêlant afrobeat, soul, funk, rythmes traditionnels et sonorités congolaises, Ponton Miziki promet une immersion sonore pleine d’énergie et de diversité. Tidiane Mario, étoile montante récompensée aux Trace Awards 2025, partagera la scène avec une constellation d’artistes panafricains.
Festival international de Carthage 2025

Avec l’Orchestre symphonique tunisien, des chefs venus de Tunisie, Palestine, Italie, Algérie et Turquie ont fait vibrer Carthage dans un dialogue unique entre malouf, classiques italiens, chants palestiniens et rythmes maghrébins. Une célébration de l’universalité musicale.







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